Frehner Sebastian (SVP, BS)

En tant que Co-Président du Comité d’initiative, je voudrais vous commenter brièvement la manière dont est née cette initiative, et rectifier quelques contre-vérités apparaissant dans le message du Conseil fédéral. Celui-ci y affirme que ce sont des reportages médiatiques fallacieux qui ont déclenché l’initiative. C’est faux: ces reportages touchaient juste. (…) Il affirme ensuite qu’affirmer que dans le cadre de l’éducation sexuelle, des enfants puissent être choqués par des éléments pornographiques, est absolument infondé. Encore faux! Car les contenus de la sex-box bâloise étaient effectivement douteux. Par exemple, des illustrations de la sex-box bâloise destinée aux enfants d’école maternelle avaient pour thème l’orgasme. Lors d’un exercice, on étendait un linge sur un enfant, et tous les autres enfants pouvaient alors lui palper les organes génitaux – c’est une saloperie!
Quand les parents bâlois voulurent ouvertement envoyer aux foyers de Bâle-Ville des prospectus portant des illustrations tirées de la sex-box destinée aux enfants des écoles maternelles, la Poste suisse le leur a refusé, arguant ne pouvoir expédier de la publicité incluant un contenu pornographique et choquant. Pourtant, ces illustrations étaient censées convenir à nos enfants des écoles maternelles (…). En résumé, on peut dire ceci: le message du Conseil fédéral contient des contre-vérités fallacieuses, qui jettent un jour mensonger sur l’initiative. C’est grâce à celle-ci qu’il peut y avoir de nouveaux garde-fous judicieux et modérés pour l’éducation sexuelle. L’initiative populaire prévoit depuis peu des cours de prévention contre la pédophilie. Elle protège les petits enfants contre les transgressions liées à l’éducation sexuelle, et elle renforce les droits des parents en ce qui concerne l’éducation sexuelle de leurs enfants. Je vous demande donc, pour le bien des enfants de notre pays, d’approuver cette initiative populaire.